
Après Sainte-Sophie de Constantinople et Sainte-Sophie de Thessalonique, la Basilique de Trébizonde est par son importance la troisième église de l'Empire Byzantin dédiée à la Sagesse Divine. Elle est aujourd'hui un très riche conservatoire de peintures byzantines du XIIIème siècle.
Elle fut fondée en 756 av JC par les Grecs de Millet. Elle connut son apogée sous le règne des Comnènes du XIIème au XVème siècle et resta le dernier bastion de la civilisation byzantine, prise par les turcs en 1461, 8 ans après la chute de Constantinople.
Après le départ d'importantes colonies grecques à la suite du traité de Lausanne en 1923, Trébizonde connut une certaine récession.
Fondée en 385 sous le règne de Théodose Ier par deux moines d'Athènes, le monastère devint vite un lieu de pèlerinage, symbole de l'Orthodoxie et de l'hellénisme pontique. Après 16 siècles de fonctionnement ininterrompu, le monastère fut fermé en 1923 et les moines condamnés à l'exil.
A Tonya et dans les villages alentour, il reste des populations grécophones. Le dialecte grec pontique est demeuré très proche du grec ancien, en raison de l'éloignement de la Grèce métropolitaine. Les populations ayant échappé à l'exil sont rares en effet les échanges de population de 1923 se firent sur des critères de religion et seuls les populations islamisées eurent le droit de rester.
Quelques
danses
pontiques, décrites depuis l'Antiquité par
Xénophon, demeurent vivaces : souvent en cercle
fermé
autour d'un joueur de lyre. Les habitants les nomment simplement
"horon", du grec χορόν signifiant
"danse".