L'odyssée
commence à Constantinople...
Malgré la pluie
et le
froid, nous
avons pu grimper sur la forteresse légendaire de
Constantinople

Les remparts de
Théodose
Dès 413 la ville
s’agrandit, s’étale et
nécessite une nouvelle fortification. L’empereur
Théodose II en mobilisant toute la population
protège la ville en faisant construire l’actuel
rempart terrestre qui s’étend de la mer de
Propontide jusqu’à la Corne d’Or,
renforcé par des tours rondes ou octogonales. Une vingtaine
d’années plus tard le travail est accompli avec
l’édification du rempart du
côté de la mer. Par la suite un
deuxième rempart s’ajoute pour renforcer la partie
terrestre avec 82 tours. Enfin, un fossé muni de murs et de
digues a été creusé afin de rendre la
ville imprenable. C’est pourquoi cette fortification est
restée légendaire et elle est toujours
considéré comme la plus importante dans
l’histoire mondiale après la muraille de Chine !
C’est cette enceinte que les Turcs ont trouvée
quand ils ont assiégé et conquis Constantinople
en 1453 ; c’est sur ce même rempart que le dernier
empereur de Byzance, Constantin Paléologue, est
tombé en luttant avec une poignée de
résistants contre les hordes de l’armée
ottomane; c’est toujours ce même
rempart - bien évidement avec les modifications
qu’il a subi pendant la période ottomane et les
restaurations récentes - comme un fantôme du
passé qui délimite le centre historique
de la mégapole actuelle.
- A l’école
Ζωγράφειο,
une de plus
importantes et réputées de la
communauté
grecque qui reste encore ouverte.
C’était
d’ailleurs l’école jadis
fréquentée
par Γιώργος
Θεοτοκάς.


Pendant notre périple nous n’avons pas pu nous
empêcher de faire un détour sur les hauteurs du
quartier
d’Eyup, au bout de la Corne d’Or pour revisiter les
lieux
fréquentés par Pierre Loti.
Dans le café dit « Pierre Loti », nous
avons pu lire
et discuter sur des textes de l’écrivain
très
antieuropéen et hostile à toute
réforme
entreprise par
les grands sultans réformateurs du 19éme
siècle
visant la modernisation de l’empire ottoman. Des textes qui
retrouvent leur place dans des débats
d’aujourd’hui !
LOTI
A PLUMKETT
Eyoub, 27 décembre 1876.
Cher Plumkett,
Voilà cette pauvre Turquie qui proclame sa Constitution!
Où allons-nous ? je vous le demande ; et dans quel
siècle
avons-nous reçu le jour ? Un sultan constitutionnel, cela
déroute toutes les idées qu'on m'avait
inculquées
sur l'espèce.
A
suivre...
Notre périple aux îles aux Princes nous a
amenés
jusqu’au Monastère de la Sainte
Trinité,
siège de la Grande Ecole de Théologie du
Patriarcat
Oecuménique, fermée depuis les
années 70 par
le gouvernement turc.
Les efforts de la communauté grecque, du Patriarche
Oecuménique Bartholomé, de la Grèce,
de la
Communauté Européenne ainsi que de la diplomatie
internationale afin de ré-ouvrir l’Ecole semblent
faibles
devant la détermination des gouvernements turcs pour la
maintenir fermée...