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L'odyssée commence au Mont Athos au Petit Palais


Le Mont Athos


Grande exposition - rétrospective exceptionnelle qui regroupe un ensemble considérable

de trésors d’art byzantin du IXe au XVIIIe siècle du Mont Athos. 


Des oeuvres qui sortent pour la première fois de la Sainte Montagne.


 MontAthos_AfficheMontAthos_Groupe

Selon une tradition, son nom vient du géant Athos, lequel, pendant la bataille opposant les Dieux et les Géants, aurait jeté une grande roche sur Poséidon. Cette roche serait devenue le mont actuel.

C'est à partir du IVe siècle que des moines ermites se seraient installés sur la péninsule. Du moins, trouve-t-on un jalon plus assuré au VIIe siècle. C'est à cette période que l'empereur Constantin IV donna le territoire de l'Athos aux moines qui s'y étaient fixés. On y menait alors une vie érémitique dans des grottes ou aux abords de la mer. Nulle trace de vie communautaire. La persécution iconoclaste n'atteignit pas la péninsule ; ce ne fut cependant pas le cas au moment de l'expansion de l'Islam, lorsque les incursions arabes vinrent troubler la quiétude des anachorètes.

Les empereurs de la dynastie macédonienne assurèrent la protection de ces derniers et contribuèrent à assurer l'avenir de la péninsule. Saint Athanase l'Athonite fonda le monastère de la Grande Laure de l'Athos en 963 avec l’aide de Nicéphore II Phocas. L'empereur Jean Ier Tzimiskès le dota d'une première charte en 971 ; depuis lors, le mont Athos est reconnu à titre de république monastique indépendante. Le premier typikon réglementant l’organisation de la vie monastique sur l'Athos fut élaboré en 972.


Lieu mythique, le Mont Athos, la "Sainte Montagne", fascine depuis un millénaire. Une montagne mystérieuse, péninsule s’avançant dans la mer Egée, abrite depuis le IXe siècle des moines orthodoxes épris de silence et d’isolement face aux agitations du monde. Vingt monastères orthodoxes et leurs centaines de dépendances –chapelles, ermitages, grottes- se répartissent tout au long de ce territoire auquel on accède en bateau à partir de petit port d’Ouranopolis.

Dix d’entre eux sont sur le littoral (Δοχειαρίου, Ξενοφώντος, Γρηγορίου, Διονυσίου, Ιβήρων, Σταυρονικήτα, Παντοκράτορος, Βατοπεδίου, Εσφιγμένου, Αγίου Παντελεήμονος), cinq peu éloignés de la mer (Σίμωνος Πέτρας, Αγίου Παύλου, Μεγίστης Λαύρας, Καρακάλλου και Χιλιανδαρίου), cinq tournés vers l’intérieur entre les montagnes (Ζωγράφου, Κασταμονίτου, Ξηροποτάμου, Κουτλουμουσίου, Φιλοθέου).

Les vingt monastères sont protégés par un statut particulier issu de l’Empire byzantin et toujours reconnu par l’Etat hellénique. La Sainte Montagne est sous l'autorité spirituelle du Patriarcat Oecuménique de Constantinople. Ce haut lieu spirituel et artistique figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.
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Πάτερ Λουκάς ο ελάχιστος

    Τα δάχτυλα που χτύπησαν το θυροτηλέφωνο, πρέπει νάταν τόσο ευγενικά, όσο και το διακριτικό κουδούνισμα. Σε λίγο στο άνοιγμα της πόρτας, εντελώς αναπάντεχα, ο Πάτερ - Λουκάς, πρωτοξάδερφος της μάνας μου. Καλογέρευε στη μονή Καρακάλλου στον Άθω, εδώ και εννιά χρόνια, δηλαδή όσα είχε να βγει από το Άγιο Όρος στον κόσμο. Ήταν ισχνός, χλωμός σαν κασέρι και λίγο χαμένος. Τα γαλανά μάτια του ήταν κοφτερά, αλλά ήρεμα, αν και στο βάθος τους έπαιζε μια μακρινή ανησυχία. Τον υποδεχτήκαμε με σεβασμό - δε μας άφησε να τον φιλήσουμε το χέρι.     Περπατούσε αθόρυβα, αλλά απρόσεκτα, μιλούσε λίγο και σπάνια έκανε αναφορά στις Γραφές, αντίθετα μ'ό,τι συνηθίζουν οι καλόγεροι. Δε μιλούσε με στόμφο, όπως πριν τρία χρόνια, που τον είχα επισκεφτεί στο Όρος - τώρα χρησιμοποιούσε λίγες λέξεις, είχε αβέβαιη φωνή κι έπφτε σε μεγάλες σιωπές.
    Ήταν περίπου δέκα το βράδυ, όταν ήρθε. Του βάλαμε τραπέζι μ'ό,τι πρόχειρο υπήρχε. Αυγά, σαλάμι, σαλάτα, ελιές, σταφύλια. Δεν έφαγε παρά λίγη σαλάτα και πολύ ψωμί. Αργότερα του στρώσαμε στο καλύτερο δωμάτιο, στο πιο μαλακό κρεβάτι, ν'αναπαυθεί. Το πρωί, ξημερώματα, που σηκώθηκα να πάω στη δουλειά και μπήκα να τον χαιρετήσω, βρίσκω το κρεβάτι ανέγγιχτο και τον πάτερ - Λουκά να κοιμάται στο πάτωμα, τυλιγμένος στο μαύρο ράσο του, κουκουβιαστός, σε μιαν ακρίτσα.

Γιώργος Σκαμπαρδώνης, εκδόσεις Ιανός

Ces monastères renferment, depuis le Xe siècle, des richesses (manuscrits enluminés, icônes, objets liturgiques, reliquaires, tissus, mosaïques, chrysobulles, fresques) héritées des Empereurs byzantins et de hauts personnages, ou fruits du travail des moines au cours des temps. Ces oeuvres, faites de matières précieuses, soies brodées d’or, bois subtilement travaillés, calices de jaspe et d’argent doré, témoignent du raffinement de l'art médiéval à son apogée dans l'Empire Byzantin.

Deux cents œuvres sont exposées, choisies parmi les collections de neuf monastères et de l’église du Protaton à Karyès, siège de l’administration centrale de la Sainte Montagne. Elles donnent à voir la vie et la production artistique de ce haut lieu spirituel dans ses différentes facettes, et témoignent en particulier des rapports qu’a entretenus la péninsule avec la cour byzantine.

La plupart de ces oeuvres offrent la particularité de n’avoir jamais quitté le Mont Athos, en dehors de celles qui furent présentées à Thessalonique lors d’une exposition en 1997, l’année où cette ville fut capitale culturelle de l’Europe.


IconeManuscrit


L'exposition mettant l'accent sur le développement monastique nous a permis d'avoir une idée du Mont Athos dans l’antiquité et de suivre l'évolution du monachisme avec l'arrivée de premiers moines et en particulier de Saint Athanase dit Athonite.

Au centre de l’exposition, une salle sonorisée avec des chants du Mont Athos rappelle l’intérieur d’une église (καθολικόν) et évoque un monastére, parvenant ainsi à nous donner une idée de l'organisation des monastères et de la vie des moines. A côté de documents signés de la main même des empereurs byzantins, l’exposition propose des manuscrits richement enluminés, dont un évangéliaire de 1340, offert par l’empereur Jean  VI Cantacuzène au monastère de Vatopédi.

L'exposition porte aussi un regard sur l'art proprement dit en suivant les grandes étapes de l'histoire de l'Empire Romain d'Orient : de la dynastie Macédonienne aux Comnènes (Xe-XIIe siècles), la prise de l’empire par les Croisés (XIIIe siècle) et sa restauration par les Paléologues (XIIIe- XVe siècles) pour arriver jusqu'à la période de l'occupation ottomane.